Honda CR 500, restauration complète d’une légende du deux-temps
1. Honda CR 500 : restauration complète d’une légende du deux-temps
Il y a des motos qui marquent leur époque… et puis il y a la Honda CR 500. Une machine inoubliable, avec un moteur brutal, une réponse directe et ce caractère typique des gros deux-temps qui n’existe plus aujourd’hui.
Chez Dam-Sport, on aime les vrais projets. Pas seulement restaurer, mais repartir de zéro, en contrôlant chaque détail et en montant des composants qui apportent un vrai gain de performance.
Dans ce cas, l’objectif était clair : reconstruire cette CR 500 en respectant son ADN, tout en améliorant ce qui devait l’être avec des pièces actuelles comme des cylindres et kits moteur, des systèmes d’admission optimisés et des composants clés qui font réellement la différence.
Dans ce post, on te montre tout le processus : du moteur à la partie cycle, en passant par l’admission, l’échappement et tous les détails qui transforment cette moto en une vraie machine de caractère.
Parce qu’une CR 500, ce n’est pas seulement de la puissance. C’est du caractère, du respect… et un travail fait dans les règles, depuis zéro.

2. Une moto qui impose toujours le respect, 20 ans après
Malgré plus de deux décennies, la Honda CR 500 reste l’une des motos les plus radicales jamais vues en motocross. Ce n’est pas une moto facile, ni destinée à tout le monde.
Sa grosse cylindrée et sa puissance font que chaque coup de gaz a des conséquences. Ici, pas d’aides électroniques ni de place pour l’erreur : soit tu la comprends, soit elle te dépasse.
C’est justement pour ça que, lorsque cette machine est arrivée entre nos mains, on a tout de suite compris qu’une simple restauration esthétique ne suffisait pas. Il fallait la refaire correctement, en révisant du moteur jusqu’aux roues et pneumatiques, en passant par chaque composant clé.
L’objectif n’était pas de la rendre encore plus brutale, mais plus exploitable. Obtenir une moto qui garde son ADN, avec un comportement plus logique et maîtrisable.
Une CR 500 que tu peux vraiment apprécier… sans qu’elle perde ce respect qu’elle impose.

3. Moteur : les choix clés pour maîtriser la CR 500
Sur une Honda CR 500, le moteur fait tout. La puissance est déjà là, mais pour qu’elle soit exploitable, il faut une base mécanique solide et des composants réellement à la hauteur.
C’est pourquoi il a été entièrement reconstruit, en commençant par le vilebrequin Hot Rods Standard, accompagné de roulements et joints spi de vilebrequin Hot Rods, garantissant stabilité et durabilité sur un moteur aussi exigeant.
Dans le haut moteur, le piston Vertex Ø89 mm offre une réponse plus propre et fiable, en conservant le caractère de la moto avec un fonctionnement plus homogène.
L’étanchéité a également été optimisée avec le kit joints moteur complet Athena, essentiel pour une carburation stable et un moteur précis.
Côté refroidissement, l’ensemble composé du kit de réparation de pompe à eau Hot Rods et des durites silicone Samco assure des températures plus stables, même en utilisation intensive.
Et dans les finitions, le cache d’allumage Boyesen et le couvercle de carter d’embrayage Boyesen apportent protection et ce look de moto parfaitement aboutie.
Le résultat : un moteur toujours aussi sauvage, mais désormais bien plus précis, fiable et exploitable quand on ouvre vraiment les gaz.

4. Admission et carburation : une réponse plus pleine et plus maîtrisée
Sur une Honda CR 500, l’admission ne consiste pas à chercher plus de puissance, mais à travailler la façon dont elle arrive. D’origine, ça pousse déjà très fort, mais une réponse trop brutale complique la traction et rend la moto plus exigeante à piloter.
L’approche ici a été simple : lisser la délivrance de puissance et améliorer la respiration du moteur sans le rendre plus violent, pour obtenir une réponse plus logique et exploitable.
L’élément clé a été la boîte à clapets V-Force 3, qui optimise le flux du mélange et permet une montée en régime plus progressive et moins sèche, surtout en sortie de virage.
Résultat : une moto qui garde son caractère, mais avec une réponse bien plus cohérente quand on ouvre les gaz — essentiel quand on roule fort.
Le carburateur a été remis à neuf avec le kit de réparation Moose Racing, pour garantir un fonctionnement stable. Sur ce type de machine, une carburation imprécise impacte autant la performance que le contrôle.
Pour compléter l’ensemble, le filtre à air Twin Air assure une excellente filtration sans brider le débit d’air, permettant de conserver un comportement constant même en conditions difficiles.
Au final, une CR 500 toujours aussi exigeante, mais bien plus exploitable : plus de motricité, une réponse plus propre et un vrai plaisir à l’ouverture des gaz.

5. Échappement : façonner la puissance de la CR 500
Sur un moteur 2 temps comme celui-ci, l’échappement ne joue pas uniquement sur le son : il conditionne totalement la façon dont la puissance est délivrée. Sur la CR 500, la moindre modification se ressent immédiatement à l’ouverture des gaz.
Pour ce projet, le choix s’est porté sur la ligne FMF Gold Series Fatty, une référence sur ce modèle. Elle améliore le remplissage du moteur et rend la montée en régime plus progressive, sans perdre ce coup de piston typique.
L’ensemble est complété par le silencieux FMF Powercore 2, qui offre un bon compromis entre performance et niveau sonore, tout en conservant une excellente réponse à bas et mi-régime.
Résultat : une CR 500 qui reste ultra coupleuse, mais avec une puissance mieux répartie et bien plus exploitable quand on commence à vraiment ouvrir en grand.

6. Partie cycle : suspensions, freinage et ergonomie pour maîtriser les 500 cc
Il est facile de se focaliser sur le moteur de la CR 500 et d’oublier un point essentiel : si la partie cycle n’est pas au niveau, toute cette puissance devient difficile à exploiter. Sur un 500 2T, suspensions, freins et ergonomie ne sont pas un bonus, mais ce qui fait la différence entre prendre du plaisir… ou subir la moto.
Ici, la partie cycle ne sert pas à suivre le moteur, mais à le canaliser. L’objectif du projet : plus de contrôle, plus de précision et davantage de confiance dans toutes les situations.
Le freinage a été un point clé, avec les disques de frein avant EBC CX Extreme et les disques de frein arrière EBC CX Extreme. Plus que la puissance pure, l’objectif était d’améliorer le feeling et la constance, surtout quand on attaque et qu’on arrive fort sur les freins.
Résultat : un freinage avec plus de mordant, une meilleure progressivité et un ressenti beaucoup plus précis au levier — essentiel sur une moto avec une telle accélération.
Côté ergonomie, le guidon joue un rôle clé. Le choix s’est porté sur le guidon Renthal MX Twinwall 997, une référence en rigidité et précision, associé aux poignées Renthal MX Full Waffle, qui améliorent nettement le contrôle et le ressenti en pilotage.
L’ensemble rend la moto plus précise, plus stable et nettement plus maîtrisable. Elle reste une vraie CR 500, mais elle transmet mieux les informations et permet de rouler avec plus de confiance.

7. Roues et finitions : là où la puissance passe vraiment au sol
Autre point clé, souvent laissé pour la fin : les roues. Sur une CR 500, le couple met à rude épreuve jantes et rayons, donc ici pas question de monter des composants au rabais.
Le choix s’est porté sur un ensemble complet Excel, avec la jante avant Excel 1.60×21 et la jante arrière Excel 2.15×19, associées aux rayons et écrous Excel 21×1.60 et rayons et écrous Excel 19×2.15. Ce montage offre une rigidité bien supérieure face aux torsions, impacts et grosses accélérations, tout en gardant une roue stable en conditions engagées.
Mais une bonne jante sans pneu adapté ne sert à rien. Sur une machine comme celle-ci, la motricité est essentielle : si ça ne passe pas au sol, la puissance se perd… ou devient incontrôlable.
Pour cela, le choix s’est porté sur les Dunlop GeoMax MX33 80/100-21 à l’avant et les Dunlop GeoMax MX33 120/80-19 à l’arrière, reconnus pour leur grip en terrains mixtes, avec un comportement progressif et une bonne lecture du terrain.
Dans les finitions, qui font toute la différence, la housse de selle OneGripper Ribbed apporte un vrai plus. Sur une CR 500, ce n’est pas qu’une question de look : elle améliore le maintien du pilote à l’accélération, le contrôle et réduit la fatigue.
Pour finir, l’esthétique reste fidèle à l’esprit racing avec le kit déco GXS Racing, associé à des plastiques UFO, pour un résultat à l’image de la moto : classique, agressif et parfaitement abouti.

8. Le résultat : le ressenti d’une CR 500 bien préparée
Une Honda CR 500 bien faite n’est pas une moto facile — et elle ne cherche pas à l’être. Mais quand tout est cohérent — moteur, admission, échappement et partie cycle — les sensations changent complètement.
Dès le premier démarrage, on sent la différence. Le moteur monte plus proprement, remplit mieux dès les bas régimes et délivre la puissance de façon plus linéaire. Elle pousse toujours fort, comme une vraie 500 2T, mais avec plus de contrôle et de lisibilité.
En roulant, tout fonctionne dans le même sens. La moto tracte mieux, reste stable à l’ouverture des gaz et met le pilote en confiance. La partie cycle suit, rendant l’ensemble plus stable et moins physique à piloter.
Freiner fort, poser la moto et remettre du gaz n’est plus un exercice de survie, mais du vrai pilotage.
9. Ce qu’on retient en reconstruisant une CR 500
Repartir de zéro sur une CR 500 aujourd’hui, ce n’est pas de la nostalgie, c’est de la mécanique pure. Pas d’aides : tout doit être réfléchi, monté et réglé avec précision.
La clé n’est pas d’avoir plus de puissance, mais de la rendre exploitable. Quand tout fonctionne ensemble, la moto cesse d’être chaotique pour devenir exigeante, mais cohérente.
Il n’existe pas de pièce miracle. Tout doit travailler en équilibre : moteur, admission, échappement et partie cycle. La CR 500 ne pardonne pas les incohérences.
C’est là toute l’essence du projet : respecter ce qu’elle a été, tout en améliorant ce qui compte aujourd’hui. Une moto toujours aussi radicale, mais désormais plus précise, plus fiable et plus logique.
Chez Dam-Sport, c’est ainsi qu’on conçoit une reconstruction : non pas une moto faite pour être regardée, mais une machine faite pour rouler, attaquer et rappeler pourquoi certaines motos restent des légendes.



